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Publié dans le
numéro III (juin 2007)
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Il y a bien deux types de pendaisons : « anglaise », avec chute (long drop) ou quasi-sans chute. La première entraîne la rupture des vertèbres cervicales et l’arrachement de la partie haute de la moelle épinière, d’où une mort quasi-instantanée, la seconde correspond à une strangulation, la mort survenant au bout de plusieurs minutes. Dans la pendaison avec chute, la longueur de la corde est calculée en fonction du poids du supplicié. Sinon, il y a risque de décapitation en raison de l’énergie cinétique accumulée pendant la chute. Ainsi Barzan Ibrahim, demi-frère de l’ancien président irakien, a-t-il terminé détaché d’une courte tête.
Pour autant, ceci ne vaut que pour des cordes statiques (dites linéaires) dont l’élasticité est faible (2 ou 3 %) et non pour des cordes dynamiques comme on utilise en escalade et dont la capacité d’allongement est de l’ordre de 10 % et au-delà en cas de chute. L’une des tables est celle du bourreau anglais James Berry (1852-1913) qui exerça dans les années 1880-90 et connu pour avoir amélioré la technique du « long drop » mise au point par William Marwood, son prédécesseur (scores : 176 pendaisons pour Marwood ; 131 pour Berry), en ajustant la longueur optimale de la corde au poids du supplicié.
Le graphique ci-dessous suggère une relation linéaire entre les deux variables, encore que la distribution des écarts ne soit pas très satisfaisante (un ajustement quadratique ou hyperbolique améliore le coefficient de corrélation qui passe alors à 0.998). Mais Berry a travaillé sur un petit échantillon (131) et avec des instruments de mesure de l’époque (quid de la balance ?). Mais, compte tenu qu’il s’agit bien ici d’une application littérale de la loi de la chute des corps, peut-on maintenir qu’il s’agit d’une relation linéaire ?
PS. Peut-être aurait-on un calcul plus fin en réintégrant l’IMC ?