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Cambriolage polaire

Cambriolage polaire

Cambriolage polaire
Mis en ligne le samedi 27 mars 2010 ; mis à jour le lundi 22 mars 2010.

Publié dans le numéro 04 (27 mars-13 avril 2010)

Pour résoudre cette énigme, pas besoin de vous rendre au delà du cercle polaire : une connexion internet pour trouver certaines informations et une bonne dose de logique suffisent.

L’actrice favorite de Staline a donné son nom à un bateau de croisière, qui emmène les touristes à la recherche de frissons dans les mers glaciales de l’Arctique. C’est à son bord qu’un homme d’affaire s’est fait voler une mallette contenant des documents sur l’implantation d’un pipe-line en Asie Centrale. Lequel des passagers à pu faire le coup ? Quatre d’entre eux sont éminemment suspects : à vous de découvrir lequel est le coupable.


La victime :

Michel Schéhadé, 34 ans, citoyen libanais, consultant.

« J’avais laissé la mallette sous la télé, dans le salon de ma suite. Je me suis rendu vers 18h50 sur le pont pour observer une aurore boréale qui a duré environ quinze minutes. La plupart des passagers étaient là. A mon retour, la mallette avait disparu. La serrure de la porte n’avait pas été forcée, ni les hublots. »


Les suspects :


Michal Javek, 22 ans, citoyen tchèque, suspect d’être lié à la mafia.

« Je suis resté à regarder la télé, ce machin boréal ne m’intéresse pas. J’étais dans ma cabine de 18h à 20h15. Elle porte le même numéro que l’indicatif pour téléphoner dans mon pays, c’est trop marrant. »


Gontran Lacarrière, 32 ans, citoyen canadien, employé d’une compagnie gazière concurrente du projet.

« J’étais dans ma cabine, la 315, quand l’aurore boréale a commencé, mais elle était visible seulement de l’autre côté du bateau, alors je suis monté rejoindre les autres sur le pont d’observation. Je suis revenu seulement après le dîner, vers 21h. »


Natalia Garnova, 27 ans, Ukrainienne, suspecte d’être un agent des services secrets.

« J’ai observé l’aurore boréale cinq minutes, puis je suis retournée à ma cabine : la tête me tournait, heureusement que je n’ai pas dû prendre un escalier. J’ai continué à observer l’aurore depuis mon hublot, j’ai même pris des photos.  »

(Fournit plusieurs photos prises depuis sa cabine qui corroborent ses dires.)


Marcus Verbeeke, 52 ans, citoyen sud-africain, ancien mercenaire.

«  Pendant l’aurore boréale, j’étais dans ma suite, qui jouxte celle de Mr Schéhadé. Je dormais, j’ai été réveillé vers 19h30 par le bruit de la télé dans la suite occupée par un couple d’Australiens, juste à côté de la mienne. »


Les cloisons entre les cabines sont en acier et impossibles à percer. En revanche, le cambrioleur a pu entrer, soit par les cabines du dessus, soit par l’étage inférieur, en descellant des dalles du faux plafond, à condition d’avoir longuement préparé son coup, ce qui implique qu’il soit parti de sa cabine.




La solution



D’abord, identifier le bateau. L’actrice favorite de Staline était Lyubov Orlova (http://www.fonjallaz.net/Communisme/Stalin/Lubov-Orlova.html)

, le navire est donc le Lyubov Orlova

http://borealis-voyages.com/bateaux/lyubov-orlova.php

Le plan de ce navire permet de localiser les cabines des suspects.

La victime occupe une suite avec salon, il n’y en a que deux : les 501 et 502. Verbeeke occupe une suite similaire, qui jouxte celle de la victime et est aussi voisine d’une autre suite. Cela le peut être que la 502, celle de Schéhadé est donc la 501. Verbeeke n’a pas pu percer le mur, on peut l’innocenter.

Gontran Lacarrière occupe la 315, deux ponts plus bas, il n’a donc pas pu passer de sa cabine à celle du vol. Son témoignage permt de dire que l’aurore boréale a eu lieu du côté opposé à sa cabine, donc du côté des cabines paires.

Michal Javek a la cabine qui porte le numéro d’indicatif de son pays, la république Tchèque : donc la 420. (http://en.wikipedia.org/wiki/%2B420)

Il est sous la cabine de Verbeeke, pas sous celle de Schéhadé, et donc n’a pu pénétrer dans celle-ci.

Natalia Garnova est rentrée du pont d’observation dans sa cabine sans passer par un escalier, elle a donc une des cabines du pont supérieur (captain’s deck). Elle a pu photographier l’aurore de sa cabine, elle occupe donc une cabine paire : la 602,604 ou 606. Toutes trois sont au dessus de la suite où a eu lieu le vol elle seule a donc pu le commettre.

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