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Meurtre à la Villa Luxembourg : la solution

Meurtre à la Villa Luxembourg : la solution

Meurtre à la Villa Luxembourg : la solution
Mis en ligne le mardi 11 mars 2008 ; mis à jour le mardi 27 mai 2008.


Solution de l’énigme Meurtre à la Villa Luxembourg

[Dessin de Nicolas de Crécy]

L’élément clef pour résoudre cette énigme est la position du corps.

Il est placé contre la porte de derrière, dont il empêche l’ouverture, et n’a pas été déplacé. Cela signifie que l’assassin n’a pas pu sortir par cette porte. Le coupable a donc été obligé de sortir par l’entrée principale de la Villa Luxembourg. Il a donc été filmé par la caméra de surveillance.

Cela permet d’éliminer Edwige Laoud, qui n’a pas été filmée par cette caméra. La principale suspecte est alors Marianne Ponsier-Sabado, la seule a avoir quitté le lieu du crime après 14h, l’heure à laquelle E.Laoud affirme avoir vu la victime encore en vie. Elle aurait ainsi pu voler le tigre de Tasmanie retrouvé dans son atelier.

Mais un détail ébranle cette théorie : la phrase prononcée la veille par la victime. « Ah, tu veux des nouvelles du tigre ! Oui, je l’ai enfin. Je l’apporte demain à la boutique. »

J.-L. Mortelette a donc apporté le « tigre » dont il est ici question à son arrivée, le dimanche matin. Or il portait juste une petite sacoche. Cela signifie qu’il ne parlait pas du Thylacine trouvé dans l’atelier de Marianne Ponsier-Sabado, puisque cet animal fait la taille d’un loup. La taxidermiste n’a donc pas de mobile. 

Son témoignage est donc validé ; il est capital, car elle affirme avoir vu la victime dans sa camionnette en sortant, donc vers 18h45. Or, selon le médecin, il devait déjà être mort à cette heure : le corps a été découvert à 8h30 le lundi matin, et la mort remontait à plus de 15h auparavant, soit 17h30 au plus tard.

Une seule explication : ce n’est pas la victime qu’elle a vu, mais son frère jumeau, ce qui explique qu’il ne l’ait pas reconnu. 

Cela permet de reconstituer ce qui s’est passé ce jour là. C’est François Mortelette qui a tué son frère, en fin de matinée. Il s’est emparé du précieux enregistrement, puis a décidé de se forger un alibi en faisant croire que son frère était toujours vivant en début d’après-midi. C’est pourquoi il a appelé Mme Laoud pour aller lui livrer le paravent. Il est ensuite sorti, après avoir enfilé les vêtements de son frère. C’est pour masquer ses cheveux, qui le différencient de son frère jumeau, qu’il n’a pas ôté son chapeau chez E. Laoud.

Il s’est ensuite rendu à Montreuil pour se forger un alibi, et ce n’est qu’après 18h qu’il est allé remettre la fourgonnette à proximité de la boutique de son frère. 

Trois détails confirment cette hypothèse :

- Dans sa fameuse conversation téléphonique, la victime conclut par « Allez, à demain, moi je vais dîner, il se fait tard ici ! ». On peut supposer qu’il partageait le secret sur ce « Tigre » avec son frère, qui a ce moment était aux USA, ce qui explique la précision « il se fait tard ici ».

- P. Corroyer décrit la victime comme « un gros fumeur ». On sait aussi par la gérante du café voisin qu’il achetait un paquet de cigarettes par jour, et qu’il en a acheté un ce matin là. Il devait donc consommer en moyenne un paquet par jour. Or, dans son cendrier, on trouve seulement six mégots. S’il avait passé beaucoup de temps à sa boutique, il aurait dû en fumer plus. Il a donc logiquement dû être tué dans la matinée.

- De plus, ses effets personnels (imper, chapeau et sacoche) sont restés dans sa voiture, ce qui est étonnant (on n’enlève pas son imper avant de sortir de voiture). Les clés de la fourgonnette restent introuvables, et pour cause : François Mortelette n’a pas pu aller les remettre dans la boutique, il a dû s’en débarrasser.

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